{"id":5381,"date":"2022-03-02T13:55:58","date_gmt":"2022-03-02T13:55:58","guid":{"rendered":"https:\/\/alst.org\/?p=5381"},"modified":"2024-03-12T06:31:04","modified_gmt":"2024-03-12T06:31:04","slug":"temoignages-de-josef-niklasch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/alst.org\/fr\/education-fr\/biographies-fr\/temoignages-de-josef-niklasch\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignages de Josef Niklasch"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"100\" height=\"122\" src=\"https:\/\/alst.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/josef-niklasch.jpeg\" alt=\"Foto von Josef Niklasch\" class=\"wp-image-1934\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Josef Niklasch naquit le 17 septembre 1918 \u00e0 Sternberg (dans ce qui \u00e9tait alors le Territoire des Sud\u00e8tes). En 1932, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 14 ans, il entra en contact avec les Etudiants de la Bible, \u00e9galement connus depuis 1931 sous le nom de \u00ab&nbsp;T\u00e9moins de J\u00e9hovah&nbsp;\u00bb.&nbsp;\u00c0 partir de 1935, il travailla comme claviste \u00e0 la filiale des T\u00e9moins de J\u00e9hovah \u00e0 Prague.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1939, l\u2019entr\u00e9e des troupes allemandes \u00e0 Prague signa le commencement de sa fuite \u00e0 travers l&rsquo;Europe car l\u2019\u0153uvre religieuse des T\u00e9moins de J\u00e9hovah avait \u00e9t\u00e9 interdite en Allemagne et ses membres jet\u00e9s en camps de concentration d\u00e8s 1933.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Josef Niklasch s&rsquo;enfuit sans papiers d&rsquo;identit\u00e9.&nbsp;Il entra en Autriche et travailla dans une imprimerie clandestine qui \u00e9ditait le p\u00e9riodique interdit&nbsp;<em>La Tour de Garde.<\/em>&nbsp;Puis il rejoignit la filiale n\u00e9erlandaise des T\u00e9moins de J\u00e9hovah \u00e0 Harlem pour aider au montage d\u2019une imprimerie.&nbsp;Ce projet \u00e0 peine achev\u00e9, les Pays-Bas se retrouv\u00e8rent \u00e0 leur tour occup\u00e9s par les troupes allemandes.&nbsp;Josef Niklasch avait fait une demande de visa qui fut rejet\u00e9e&nbsp;; il fut somm\u00e9 de retourner en Allemagne. Ses coreligionnaires n\u00e9erlandais lui \u00e9vit\u00e8rent d\u2019\u00eatre livr\u00e9 \u00e0 la police allemande \u2013 ce qui lui aurait valu d\u2019\u00eatre jet\u00e9 directement en camp de concentration \u2013 en lui faisant franchir la fronti\u00e8re de nuit.&nbsp;Il r\u00e9ussit \u00e0 retourner en Autriche o\u00f9 il reprit son travail clandestin \u00e0 la publication de&nbsp;<em>La Tour de Garde<\/em>, un p\u00e9riodique interdit pas les Nazis<em>.<\/em>&nbsp;Le 12 juin 1940, la Gestapo l&rsquo;arr\u00eata. Traduit devant le tribunal de Vienne pour atteinte au moral des troupes et refus du service militaire, il fut condamn\u00e9 \u00e0 une peine de huit ans d&#8217;emprisonnement qui devait commencer \u00e0 la fin de la guerre.&nbsp;Le juge ayant retenu comme circonstance aggravante le fait que Niklasch joignait \u00e0 chaque exemplaire de&nbsp;<em>La Tour de Garde<\/em>&nbsp;la lettre d&rsquo;adieu d&rsquo;un \u00c9tudiant de la Bible ex\u00e9cut\u00e9 pour refus du service arm\u00e9, Josef Niklasch fut intern\u00e9 en camp de concentration durant le temps de la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il fut d\u2019abord envoy\u00e9 dans le&nbsp;<em>Moorlager<\/em>&nbsp;I\u2013B\u00f6rgermoor,&nbsp;un camp dans les marais \u00e0 la fronti\u00e8re des Pays-Bas. Astreint aux travaux forc\u00e9s dans les mar\u00e9cages, il ne fut bient\u00f4t plus qu&rsquo;un squelette ambulant.&nbsp; Fin 1943, on le transf\u00e9ra au centre de d\u00e9tention de Brandebourg, pr\u00e8s de Berlin, o\u00f9 on l\u2019affecta \u00e0 l&rsquo;imprimerie de la prison.&nbsp; Il fut un t\u00e9moin oculaire de l&rsquo;ex\u00e9cution de prisonniers dont bon nombre \u00e9taient des objecteurs de conscience, comme lui.&nbsp; Il entendait leurs hurlements, les voyait attendre en file pr\u00e8s du lieu d\u2019ex\u00e9cution puis ressortir \u00e0 l\u2019\u00e9tat de cadavre dans un cercueil. Lorsqu&rsquo;un cercueil sortait, le prochain condamn\u00e9 de la file devait s\u2019avancer vers l&rsquo;\u00e9chafaud.&nbsp; Beaucoup de ses fr\u00e8res dans la foi subirent ce sort.&nbsp;Nombreux furent les prisonniers ex\u00e9cut\u00e9s juste avant la fermeture du centre.&nbsp; Le 27 avril 1945, Niklasch fut lib\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;Arm\u00e9e rouge apr\u00e8s un \u00e9change de tirs nourris par-dessus les t\u00eates des d\u00e9tenus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s sa lib\u00e9ration, les autorit\u00e9s lui refus\u00e8rent l\u2019acc\u00e8s au Territoire des Sud\u00e8tes, sa r\u00e9gion natale. Il se rendit par cons\u00e9quent \u00e0 Magdebourg o\u00f9, avant-guerre, se trouvait la filiale allemande des T\u00e9moins de J\u00e9hovah.&nbsp;Il y rencontra sa future femme, Margarete, qui avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue elle aussi de nombreuses ann\u00e9es, notamment au camp de Ravensbr\u00fcck.&nbsp; Apr\u00e8s une courte p\u00e9riode de r\u00e9pit, Josef et Margarete Niklasch subirent de nouveau des repr\u00e9sailles en raison de leur foi, cette fois de la part de la DDR, la r\u00e9publique d\u00e9mocratique allemande.&nbsp;Surveillances, interrogatoires, discrimination sur le lieu de travail et arrestations reprirent de plus belle.&nbsp;Ils finirent par rejoindre Francfort-sur-le-Main en 1956.&nbsp;Josef habita pendant cinquante ans Chemin du R\u00f6derberg.&nbsp; Sa ch\u00e8re Margarete d\u00e9c\u00e9da le 26 mars 1994.&nbsp;Veuf, Joseph n\u2019en continua pas moins \u00e0 accomplir l\u2019\u0153uvre missionnaire d&rsquo;un T\u00e9moin de J\u00e9hovah.&nbsp;Il \u00e9tait bien connu dans le quartier de Bornheim car il \u00e9tait toujours actif dans la&nbsp;<em>Bergerstrasse<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais il avait aussi entreprit une nouvelle t\u00e2che:&nbsp;t\u00e9moin oculaire de la r\u00e9pression dans les r\u00e9gimes totalitaires, il participa \u00e0 de nombreuses comm\u00e9morations et s\u00e9minaires pour relater son exp\u00e9rience personnelle. Il voulait montrer qu\u2019une foi chr\u00e9tienne authentique avait alors pouss\u00e9 des gens \u00e0 r\u00e9sister moralement et \u00e0 d\u00e9fendre courageusement leurs croyances.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"300\" src=\"https:\/\/alst.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/josef-niklasch-stele.jpeg\" alt=\"Josef Niklasch et le Dr Nordhoff d\u00e9voilent une st\u00e8le \u00e0 la m\u00e9moire des T\u00e9moins de J\u00e9hovah pers\u00e9cut\u00e9s \u00e0 Francfort-sur-le-Main.\" class=\"wp-image-2546\" srcset=\"https:\/\/alst.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/josef-niklasch-stele.jpeg 450w, https:\/\/alst.org\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/josef-niklasch-stele-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><figcaption>Josef Niklasch et le Dr Nordhoff d\u00e9voilent une st\u00e8le \u00e0 la m\u00e9moire des T\u00e9moins de J\u00e9hovah pers\u00e9cut\u00e9s \u00e0 Francfort-sur-le-Main.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Josef Niklasch donna son dernier expos\u00e9 le 6 avril 2006, au&nbsp;<em>Erz\u00e4hlcaf\u00e9<\/em>&nbsp;de l\u2019Institut d\u2019Histoire de la ville de Francfort, sous la pr\u00e9sidence du Dr Fleiter.&nbsp;Le 5 septembre 2005, il d\u00e9voila avec le Dr Nordhoff, alors responsable des affaires culturelles de la ville, une st\u00e8le d\u00e9di\u00e9e aux T\u00e9moins de J\u00e9hovah de Francfort, victimes de la pers\u00e9cution. Elle se trouve devant la maison sise au 58,&nbsp;<em>Rohrbachstrasse.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Josef Niklasch naquit le 17 septembre 1918 \u00e0 Sternberg (dans ce qui \u00e9tait alors le Territoire des Sud\u00e8tes). 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